L’inspiration, ce cadeau empoisonné

Breathing.full.155630Le jeu de rôle, je le définis à l’heure actuelle tel que je l’ai, finalement, toujours défini : on interprète un personnage et seulement lui, en improvisant ses actions en fonction de celles faites par les autres personnages. Personnages qui, eux, sont joués par d’autres rôlistes. Le jeu de rôle textuel le fait par le biais de l’écrit, ce qui n’en fait pas pour autant l’équivalent de l’écriture d’un roman ou d’une nouvelle. Le premier est une activité sociale, s’il ne fallait que ça pour les différencier, alors que l’autre est une pratique majoritairement solitaire. Se pose aussi la question de la maîtrise de l’univers et du scénario, que le rôliste n’a pas alors que l’écrivain si. Pour autant et malgré toutes leurs différences, le jeu de rôle textuel et la littérature ont des points communs, dont l’importance relative de l’inspiration.

Mais commençons doucement.

[Cet article aborde un sujet qui me tient à cœur, mais il se place aussi dans le cadre de la seconde édition du concours Vis ma vie de rôliste organisé par Infinite RPG. Pour plus de définitions sur le jeu de rôle textuel, je vous invite chaleureusement à lire le très complet et un brin sarcastique lexique de SRL sur Roleplay and sarcasm.] Lire la suite

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La constipation littéraire (ou le Syndrome de la page blanche)

icon rozanJe pense qu’on a tous nos passages à vide ; ces moments où même si l’envie d’écrire est là, irrépressible, rien ne sort. Le syndrome de la feuille blanche, on le connait bien, et pas mal d’entre nous attendent la Sainte Illumination pour pondre un texte à nouveau. Ma théorie sur le sujet est toute simple : à un moment ou à un autre, la pression sur nos épaules est telle que plus rien ne sort. Cette pression, on peut la devoir à notre vie professionnelle ou privée, mais aussi, plus sobrement, à ses propres exigences en matière d’écriture. Et le seul remède que je connaisse revient à faire une chose douloureuse dans ces moments-là : écrire.

Cette méthode est la plus efficace que je connaisse. Je l’ai essayé, je l’ai conseillé et à terme elle a toujours fonctionné. Le principe n’est pas d’écrire quelque chose de bien, juste de coucher un texte sur le papier, même s’il n’aura jamais de fin. Il faut se poser devant sa feuille ou son écran et se dire « là, peu importe le sujet, même si ce n’est pas de la fiction, je vais pondre quelque chose ». Pour reprendre la délicate métaphore de mon titre : après un épisode de constipation littéraire, c’est difficile et ça fait mal.

Si vous écriviez long et que vous n’y arrivez plus Lire la suite