Les enfants soldats (Partie 1)

Les Chutes de Rozan ne sont pas de mon invention. L’endroit d’où mon blog tire son nom est un lieu culte dans l’univers de Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en français), une bande dessinée japonaise que j’affectionne tout particulièrement. L’œuvre a ses lacunes et bon nombre de sujets sont traités de manière très superficielle, mais l’univers même est intéressant par les possibilités qu’il offre. Je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles il a si bien marché et pour lesquelles il a deux spin off plus ou moins canons en plus d’une suite officielle. Mais ce n’est pas pour vous en vanter les mérites que j’en parle.

Saint Seiya, c’est l’histoire de cinq adolescents arrachés à l’orphelinat où ils vivaient après le décès de leur mère. Envoyés aux quatre coins du monde pour apprendre à se battre, ils passent cinq ans à s’entrainer avant d’être, finalement, sacrés chevaliers d’Athéna. Si eux ont la « chance » d’obtenir leur armure à l’âge de treize, quatorze et quinze ans, certains autres chevaliers que l’on voit moins ont la leur à sept ou dix ans. A sept, dix, treize, quatorze ou quinze ans, leur déesse leur demande donc de se battre, voire de mourir, pour protéger la Terre.

Ce n’est pas la seule fiction où les protagonistes principaux ne sont pas encore adultes alors qu’ils se sacrifient pour sauver le monde. Et je n’en ai pas vu beaucoup s’attarder sur cet aspect, entre autre parce que, comme Saint Seiya, elles sont destinées à un public dont l’âge est proche de celui du héros. L’identification s’en trouve facilitée. Toutefois j’ai vieilli et puisque mon affection pour le manga n’a jamais disparu, j’y ai réfléchi. Le sujet des enfants soldats m’a toujours intéressé. On en sait peu de choses sinon les quelques articles pour alerter l’opinion publique.

Néanmoins, mon but ici est moins louable. Je ne cherche ni à vous choquer, ni à vous sensibiliser. Vous le serez certainement, mais par ce dossier, j’espère surtout vous permettre de savoir par où commencer vos recherches. Il s’agit strictement de vulgarisation dans le cas où vous souhaiteriez aborder le sujet par une histoire ou des personnages.

Outre cette première partie qui ne sert que d’introduction, le dossier est donc séparé en deux autres articles. L’un pour présenter leur quotidien et la manière dont ils sont traités. L’autre pour présenter les possibilités de réinsertion dans le monde civil. Au travers des stats du blog, je sais qu’énormément de visiteurs ne lisent que la partie 2 du dossier et ne s’attardent pas sur leur réinsertion, mais le dossier est vu comme un tout. Je vous invite donc à en lire la totalité. Vous trouverez, par ailleurs, à la toute fin du dossier divers liens pour approfondir la question.


Les enfants soldats en trois parties :

Partie 1 : introduction

Partie 2 : recrutement et vie quotidienne

Partie 3 : réinsertion au monde civil

Publicités

6 réflexions sur “Les enfants soldats (Partie 1)

  1. Le fait qu’ils soient jeunes et donc « capable de faire des choses que les adultes croient impossibles » me fait penser à la citation « ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». C’est la même idée de conditionnement mental etc, une certaine « pureté » effectivement.

    Je suis curieuse de la suite de cet article ^^

    J'aime

    • C’est vrai qu’il y a de ça. Pragmatiquement parlant, je comprends parfaitement la logique derrière d’ailleurs. Ça me fait juste doucement ricaner de voir que des trois dieux qu’on voit dans le manga, c’est celle supposée représenter le Bien qui les choppe au plus jeune âge x)
      Et la suite arrive lundi, mais elle sera plus conséquente et plus descriptive.

      J'aime

  2. <>

    …avec mon esprit…particulier ça m’a fait penser à un viol pédophile cette description xD. Fin’ bref, mis à part ça, mon seul commentaire c’est Ikki il est badass et il a juste trop la classe!

    Pour en revenir à l’article très intéressant ton analyse. On retrouve le même cas dans tous les mangas pour ce même type de publique, comme Olive&Tom (oui oui c’est pas LE nom japonais…osef) &co.

    J'aime

    • Oui et non. Dans Olive et Tom, ce sont des sportifs, pas des guerriers. Mais ouais, dès qu’il s’agit de manga pour adolescents, les héros sont jeunes.
      Et puis j’approuve pour Ikki : il est badass et il a vraiment la classe !
      (Par contre tu as vraiment l’esprit tordu XD)

      J'aime

  3. +1
    Trop lol o/
    Euh… non, commentaire ?
    Pour le coup, parler de St Seiya, et donc des grecs, me fait penser aux entrainements des
    Spartiates qui commençait des 7 ans, et tout simplement à toutes les civilisations à l’espérance de vie bien plus limitée qui faisait que ceux que nous considérons comme des enfants étaient pour eux des adultes.
    Bon, certes, dans St Seiya, je pense que le choix scénaristique est bien plus lié à l’âge des lecteurs qu’à une quelconque référence culturelle grecque u_u;

    ( faut que je fasse quoi pour convaincre WordPress de publier mon commentaire ? Vendre un rein ? ptain tu m’étonnes que je commente jamais >> )

    J'aime

    • Les Spartiates, j’en parlerai brièvement lundi, mais même à l’époque, à 7 ans on restait un enfant. Moins que maintenant j’imagine, mais ils n’étaient réellement embrigadés qu’à l’âge de 20 ans. Un peu comme les chevaliers du Moyen-âge qui étaient adoubés dans ces eaux-là aussi.
      Et merci d’avoir combattu si vaillamment WordPress pour commenter. Ton karma te récompensera x)

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s